inégalités
Des inégalités inacceptables
18 juin 2017
Un sac de noeuds juridiques
Un sac de noeud juridique
18 juin 2017
divorce

Un désastre psychologique

88 % d’enfants de divorcés déplorent des conséquences sur le long terme : peur d’abandon, manque de confiance, dépression.
« Parce qu’il est relativement aisé de tourner la loi, est-ce une raison pour l’abroger et pour déclarer licite ce qui ne l’est pas ? (…) Il y a quelques chose de pire que l’impuissance du juge à faire respecter la loi, c’est la complaisance du législateur qui érige en état de droit la violation même du droit »

Emile Durkheim, alors opposé à la légalisation du divorce par consentement mutuel.

« Le principal danger que présente le divorce n’est pas la tristesse aiguë, aussi tragique fut-elle, mais plutôt le risque que le bouleversement familial ne décourage, d’une façon ou d’une autre, la progression au long de l’échelle du développement - qu’elle soit ralentie de manière quasi-irréversible, que la poursuite du développement soit entravée, où qu’il y ait accès prématuré à un stade trop avancé. Cette interférence avec le développement n’est pas sans rapport avec le chagrin, mais il s’agit clairement de deux choses différentes. »

Judith Wallerstein et Joan Kelly , sur le résultat d’une étude californienne qui a consisté à suivre une soixantaine de familles et leurs 131 enfants, pendant 6 ans à partir de la rupture conjugale.

Comme dans tant d’autres domaines, la réalité finit inévitablement par reprendre ses droits sur l’idéologie. Que la séparation des époux soit acceptée est une chose, qu’elle soit devenue, et proclamée, normale en est une autre, que nombre d’enfants peinent à comprendre - et notamment psychologiquement.

Les années ont passé et les études se sont multipliées, confirmant par des chiffres les constats de pédopsychiatres et les témoignages de rares enfants de divorcés devenus adultes qui ont osé prendre la parole.

Les conséquences psychologiques sont désastreuses et se traduisent notamment par des difficultés affectives durables, un sentiment d’insécurité permanent, la peur de l’abandon, des dépressions plus nombreuses… Ces catastrophes ne sont pas une fatalité, mais elles se retrouvent dans une proportion bien plus grande chez les enfants de divorcés.

Quelques chiffres là encore : 40% d’enfants de divorcés n’ont plus de lien avec l’un des parents (Enquête de l’Union des familles en Europe, 2011), 37% des enfants de divorcés sont de modérément à sévèrement atteints de dépression (Etude californienne qui a consisté à suivre une soixantaine de familles et leurs 131 enfants, pendant 6 ans à partir de la rupture conjugale).

Non, le divorce n’est pas sans conséquences, même s’il est parfaitement expliqué. Un manque reste un manque.

REUSSIR L'AMOUR

Les AFC ont pour mission de promouvoir la famille et de servir ses intérêts auprès des décideurs et acteurs politiques, économiques et sociaux

Notre réseau de 309 associations locales vient répondre aux besoins des familles là où elles sont et dans leur quotidien.
Rejoignez les AFC maintenant

ADHERER
Soutenez l’action des AFC

DONNER